line
shape
shape
shape
image

Fiche artiste de
Preston Pablo

Preston Pablo
Chanteur

Preston Pablo




Preston Pablo
Nationalité : Canada Canada
Type Chanteur
Genre Homme
Présentation de Preston Pablo - statistiques de diffusion radio françaises RadioMonitor

Francisco Franco Bahamonde ([fɾanˈθisko ˈfɾaŋko βaaˈmonde]), né le 4 décembre 1892 à Ferrol (Galice) et mort le 20 novembre 1975 à Madrid, est un militaire et homme d'État espagnol. Chef du camp nationaliste à partir de 1936 pendant la guerre civile espagnole, il établit en Espagne, après la victoire franquiste en 1939, un régime dictatorial nommé État espagnol, qu'il dirige jusqu'à sa mort. Issu d'une famille d'officiers de marine, Franco intégra l'Académie d'infanterie de Tolède (es) puis fut versé en 1912 dans les troupes du Maroc où, en participant à la guerre du Rif, il manifesta des qualités de meneur d'hommes et de tacticien et contribua à la formation des unités de la Légion espagnole nouvellement créée. Promu général de brigade à l'âge de 34 ans, au lendemain du débarquement d'Al Hoceima, il fut affecté ensuite à Madrid puis nommé directeur de la nouvelle Académie militaire de Saragosse. Après la proclamation de la république en 1931, il occupa plusieurs fonctions au sein du haut commandement, dirigea en 1934 la répression de la révolution asturienne et fut nommé chef d'état-major central en 1935. Le 17 juillet 1936, Franco, relégué aux îles Canaries par le gouvernement du Front populaire, se rallia au soulèvement militaire préparé depuis plusieurs mois, dans un contexte marqué notamment par l'assassinat de José Calvo Sotelo. Le coup d'État, qui eut lieu le 18 juillet 1936, échoua mais marqua le début de la guerre civile espagnole. À la tête des troupes d'élite marocaines, le général Franco parvint à briser le blocus républicain du détroit de Gibraltar et, avec l'aide allemande et italienne, débarqua en Andalousie, d'où débuta sa conquête progressive de l'Espagne. La Junte de défense nationale, comité collégial réunissant les principaux chefs militaires de la zone nationaliste, le nomma au poste de généralissime des armées, c'est-à-dire commandant suprême militaire et politique, en principe pour la seule durée de la guerre civile. Bénéficiant de l'appui des dictatures fascistes et de la passivité des démocraties, l'armée nationaliste remporta la victoire, proclamée fin mars 1939 après la chute de Barcelone et celle de Madrid. Le bilan est lourd (entre 100 000 et 200 000 morts) et la répression s'abattit sur les vaincus (270 000 prisonniers, 400 000 à 500 000 exilés). Dès 1936, le général Franco s'appuya sur la Phalange espagnole et les carlistes dans le cadre de l'effort militaire nationaliste, tout en maintenant sous son autorité des courants idéologiquement disparates, parfois concurrents. Par le décret d'unification d'avril 1937, il fusionna ces mouvements au sein d'un parti unique, la Falange Española Tradicionalista y de las JONS, consolidant ainsi son contrôle politique du camp nationaliste. À partir de 1939, celui que l'on appelle le Caudillo, le généralissime ou le chef de l'État, instaura une dictature militaire et autoritaire, corporatiste, sans doctrine clairement définie en dehors d'un ordre moral et catholique, marquée par l'hostilité au communisme et aux forces judéo-maçonniques, et soutenue par l'Église catholique. Bien que d'abord soutenu par les régimes fasciste italien et nazi allemand, Franco adopta durant la Seconde Guerre mondiale une politique de neutralité officielle, tout en apportant un soutien limité aux puissances de l'Axe, notamment par l'envoi de la division Azul combattre sur le front de l'Est. La victoire alliée acquise, le général Franco écarta les éléments les plus compromis avec les vaincus, tels que son beau-frère Serrano Súñer et les dirigeants phalangistes, et mit en avant les soutiens catholiques et monarchistes de son régime. L'ostracisme international de l'immédiat après-guerre fut progressivement atténué par la guerre froide, la position stratégique de l'Espagne assurant finalement la survie du régime avec l'appui de l'Argentine, des États-Unis et du Royaume-Uni. À l'intérieur, le Caudillo joua des rivalités internes pour maintenir son pouvoir et fit de l'Espagne une monarchie dont il assuma la régence, prenant notamment en charge l'éducation de Juan Carlos, fils de Don Juan, prétendant au trône d'Espagne. Ses gouvernements successifs furent des exercices d'équilibriste, résultant d'un dosage entre les différentes familles du Movimiento Nacional. Après que le système autarcique, qui limitait fortement les investissements étrangers et les importations, eut provoqué de graves pénuries accompagnées de corruption et de marché noir, Franco consentit, à la fin des années 1950, à confier le gouvernement à des technocrates, selon l'appellation de l'époque, pour la plupart membres de l'Opus Dei. Ceux-ci mirent en oeuvre, avec l'aide économique des États-Unis — concrétisée par la visite du président Eisenhower à Madrid en 1959 — la libéralisation progressive de l'économie espagnole à travers des plans de stabilisation et de développement, entraînant un rapide redressement économique et une croissance soutenue durant les années 1960. En 1969, Franco désigna officiellement Juan Carlos de Bourbon comme son successeur. Les dernières années de la dictature furent marquées par l'émergence de nouvelles revendications ouvrières, étudiantes et régionalistes — notamment basques et catalanes —, par des attentats, dont celui qui coûta la vie au président du gouvernement Carrero Blanco, par la prise de distance de l'Église à la suite de Vatican II, ainsi que par la poursuite de la répression contre les opposants. Franco meurt le 20 novembre 1975, après une longue agonie ponctuée de multiples hospitalisations. Juan Carlos, acceptant les principes du Movimiento Nacional, est alors proclamé roi. Enterrée à l'origine à Valle de los Caídos sur décision du nouveau souverain, la dépouille de Franco est transférée en octobre 2019 au cimetière de Mingorrubio, où repose également son épouse, sur décision du gouvernement de Pedro Sánchez dans le cadre de la politique d'élimination des symboles du franquisme et afin d'éviter tout acte d'exaltation de ses partisans.